Mon chouchou !

Au fait, le matou en question s'appelle Ramsès (info trouvée sur le site feu vert).
Mon chouchou !
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# Posté le vendredi 04 mai 2007 05:33

Mon 2 mai à moi, pour vous faire rire, même si c'est long !

Une journée... ordinaire ! Un certain 2 mai 2007

8H30 : affreux bruit strident du... non, non, pas du radio-réveil (celui-là repose en paix dans son carton, car on n'a jamais trouvé la place pour l'installer depuis le déménagement), mais de mon téléphone portable (appareil que j'ai le plus grand mal à apprivoiser, qui prend des photos sans que je lui demande, change de sonnerie à sa guise et qui mériterait un chapitre à lui tout seul). Tâtonnements pour trouver l'engin infernal et appuyer sur la bonne touche afin de lui couper le sifflet. Maîtrisant mal la chose, et sans mes binocles sur le nez, je me gourre et il repart pour un tour mais sur un autre rythme. Pestant, rageant, je réussis enfin à lui clouer le bec me disant que la journée commence fort !

9H00 : réveil douloureux (pas de raison qu'il n'y ait que moi qui aies la tête dans le sac après tout) de Domi. De mon côté, j'ai déjà ingurgité deux cafés avant de cheminer vers la douche. Au moment d'y pénétrer, caramba ! plus de serviettes en vue. Pour une fois, coup de chance, je m'en suis rendue compte AVANT de me retrouver (drapée dans le rideau de douche et grelottante) en train de beugler « Domi, serviette please ! ».

9H30 : allumage quotidien de l'ordi. Réponses à quelques mails, bref, la routine. Je réalise que, puisque je sors pour mon rendez-vous chez le toubib à 10H45, je devrais en profiter pour faire (enfin !) la lettre de résiliation pour TPS qu'on n'utilise pas depuis cinq mois... Un bon moment de fouilles archéologiques pour retrouver le papelard où Domi a noté l'adresse et ce qu'il faut joindre à la lettre (là aussi, chapitre à venir sur les énervements consécutifs aux fameuses plate-forme téléphoniques qui ont remplacé nos bonnes vieilles standardistes des familles). Bon, l'attestation du proprio qui refuse l'antenne parabolique (un mois pour qu'on pense à la lui demander, un mois pour qu'il pense à nous la faire), c'est OK car, étant récente, je n'ai pas à creuser un tunnel dans le monceau de paperasses. Justificatif de domicile pour Domi, puisque c'est à son nom, là, brin de panique : le seul qu'il ait, c'est UNE facture Télécom (après on a basculé sur Free donc bye bye France Telecom), instant de réflexion intense : où l'ai-je donc mise ? Nouvelle fouille en perspective ? Sans conviction, je cherche dans une chemise intitulée à juste titre « Télécom » et y trouve, à ma plus grande surprise, LA facture. Bon, il faut la scanner et l'imprimer. Merde ! J'ai pas allumé mon ordi fixe sur lequel est branché le scanner. Et re-merde, c'est l'heure de partir, et à la bourre en plus ! Bon, on verra TPS... plus tard !

10H45 : tip top arrivée chez le toubib. J'espère qu'il sera à peu près à l'heure, ce qui est en général son cas, car j'ai prévu d'aller porter plainte pour le vol du portable d'Olympe et faudrait pas les déranger pendant la pause 12H/14H. Raté : il a un retard monstrueux, et trois patients (dieu qu'on mérite ce nom chez les médecins) attendent encore devant moi. J'en sors à 11H45 et me console en allant boire un café.

12H et des brouettes : passage chez le buraliste pour les clopes ET l'incontournable numéro de « Courrier International » titrant sur Bienvenue à Sarkoland (si j'ai le temps, je vous en scannerai des extraits, c'est une lecture saine et épouvantable à la fois, admirez l'exploit !). Nouvel arrêt chez le boucher où on reste trois quarts d'heure. Non, non, on n'a pas acheté le stock, mais simplement taillé le bout de gras avec Nadia, une copine (encore une qui a fui Paris).

13H00 : retour at home, sweet home. Je me jette sur le journal pour dévorer en ricanant sur les méchancetés que tous les estrangers pensent en général de Sarko. Au tour de Domi de se régaler, pendant que j'expédie encore quelques mails.

14H30 : Bon, si on veut aller chez les flics, faut qu'on se bouge. Comme de bien entendu, il a commencé à flotter (pour une fois qu'ils se trompent pas à la météo), ce qui motive les troupes ! J'attrape le maigre dossier « Téléphone Olympe » où figurent en tout et pour tout son contrat d'origine à mon nom (là aussi, compliqué à expliquer clairement et rapidement : Olympe a changé à Moulins son téléphone moribond, mais je ne reçois aucune facture car j'ai opté pour le prélèvement automatique, ce qui vaut infiniment mieux, me connaissant, et qu'en outre, j'ai zappé le changement d'adresse donc... les factures doivent être retournées à l'expéditeur), ainsi que la facture du nouveau téléphone (la peau de... même en pompant tous mes points disponibles).

14H45 : arrivée au commissariat (situé dans une rue où il est impossible de se garer, d'où galère pour trouver pas trop loin), première question « vous venez pour une procuration » ? Faut dire que vu le nombre de demandes, ils ont quelqu'un à l'accueil qui ne fait que ça. On explique donc notre cas : portable de ma fille volée à Paris, ligne suspendue par Orange, lequel Orange demande pour clôre la ligne une déclaration en bonne et due forme. Stupéfaction de la fliquette « non, il faut qu'on ait une attestation d'Orange comme quoi ils ont suspendu la ligne pour qu'on puisse faire cette déclaration ». Soit...

15H15 : arrivée chez Orange, et cauchemar habituel : cinq personnes poireautent déjà devant moi, résultat : DIX MINUTES pour accéder seulement à l'accueil où j'expose mon problème le plus simplement possible. Stupéfaction de l'hôtesse qui n'a jamais entendu parler de ça, mais me file quand même un ticket pour vérifier que la ligne a bien été suspendue par le père d'Olympe le soir même du vol, soit le 21 avril.

15H40 : c'est enfin notre tour. L'opératrice qui nous reçoit doit redémarrer son PC pour la troisième fois de la journée. Elle ne comprend pas davantage que l'hôtesse la demande du commissariat, mais vérifie en appelant un autre central que la ligne est bien suspendue. Que dalle, la demande n'a pas été prise en compte, et il y a eu des appels après le vol, heureusement sans dépassement de forfait ! Elle nous confirme qu'elle vient de suspendre elle-même la ligne, ouf ! on a encore frôlé la cata. Par contre pour l'attestation réclamée, elle n'y entend rien et part chercher le responsable. Ce dernier nous dit de voir avec le commissariat. Je commence donc à m'énerver, Domi prend le relais (il commence à être rôdé à la man½uvre). En fait, le type croyait qu'on voulait porter plainte contre Orange car la première demande de suspension n'avait pas pris effet. En tout cas, il confirme qu'il ne peut pas fournir ce maudit papelard, que seul Orange (oui, oui, vous avez bien lu !) peut nous envoyer par mail. Moi, un chouia agressivement « bin, on est où là ? C'est bien Orange non ? ».

16H15 : re-marche à pied jusqu'au commissariat, j'écume de rage, prête à sauter à la tête du premier flic qui va nous dire, je le sens d'avance, de retourner chez Orange. En route, fort heureusement, une autre mésaventure désamorce ma hargne. On passe devant un local à louer : je m'approche pour voir la taille de la boutique, pensant que la grille que je voyais était DEVANT la vitrime et non DERRIERE. Funeste erreur : je fous un magistral coup de boule (enfin de nez) dans le verre ! Quelle idée d'avoir des vitrines aussi propres. Chez moi, ça risque pas d'arriver, on aurait plutôt tendance à penser que la météo est nuageuse, mdr ! Crise de fou-rire nerveux, qui fait que je glousse jusqu'à l'arrivée au commissariat. J'essaye de me retenir en me disant qu'en plus, ils vont penser que je me moque d'eux. Re-blabla avec la même fliquette, Domi prend direct la parole pour éviter la casse car, ainsi que je l'avais prédit, on insiste pour avoir p... de b... de m... d'attestation. Devant notre insistance, elle appelle les collègues qui acceptent puisqu'on a le contrat, donc le n° d'Imei et de carte Sim de nous recevoir. Ce qui aurait pu aller vite à partir de là part de travers. Je vous garantis que je n'invente rien : on tombe sur une gardienne de la paix qui est là depuis peu de temps, mais qui est chargée de former un stagiaire dont c'est le premier jour ! On remplit laborieusement la déclaration, le type se trompe, on recommence à zéro, Domi part boire un café, estimant qu'il en a assez fait. La madame part faire une photocopie du contrat, laissant le stagiaire imprimer. Le nombre de feuilles pour un simple vol est effarant, je n'ose imaginer la montagne pour un cas plus complexe. Il commence à me les donner, hésite sur les dernières au moment où la nana revient avec les photocopies. Elle s'écrit « merde, merde, merde, c'est ce qui arrive quand on fait pas soi-même le truc, j'ai oublié de te dire, pousse-toi, je recommence et fous à la corbeille ce que tu as imprimé (merci pour les forêts). On recommence encore une fois à zéro. Le tout : une heure...

17H15 : Retour vers la maison, habituel « embouteillage » (ça fait rire quand on connaît les embout' parisiens) au Pont Régemortes, direction la pharmacie avec la prescription obtenue le matin.

17H30 : Arrivée à la pharmacie. Deux pharmaciens sont à l'½uvre, dont l'un est squatté par une mamie qui veut visiblement acheter le stock, je choisis donc l'autre qui s'occupe d'une jeune maman. Mauvaise pioche ! Elle connaît bien la pharmacienne, et font la causette. Je suis devenue philosophe, une journée pareille ne pouvait guère connaître d'améliorations ! Quand enfin, la charmante femme et ses deux bambins s'en retourne, elle vire avec son sac à main une plaque de verre servant de support publicitaire. Domi et moi rattrapons ce qui est dessus, le verre continue sa route vers le carrelage où il explose. La pharmacienne s'en va quérir un balai et une pelle mais (bien sûr, il y a un mais, vous l'aviez deviné ?) les morceaux sont tellement épais qu'en dépit de tous les efforts de la commerçante, il s'avère impossible de les faire glisser sur la pelle. J'observe avec le manège avec curiosité, combien de temps va durer la bataille ? Trois minutes plus tard, la pharmacienne abandonne et pousse le tout en vrac vers le fond du magasin. Voilà notre tour (entre temps, Domi a testé un machin gluant à souhait, pour tester et pour s'occuper !).

18H05 : Retour à la voiture. Cinq cents mètres encore à parcourir, je tremble : que peut-il encore arriver ? RIEN !!!

Je m'attelle à la tonne de messages accumulés depuis le début d'après-midi, abandonne et décide de narrer cette inoubliable journée en attendant LE débat de ce soir, comme des millions de Français. C'était mon 2002 à moi !

© Rose, le 2 mai 2007
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# Posté le vendredi 04 mai 2007 04:18

"People or not people" par Lauren WEISBERGER

"People or not people" par Lauren WEISBERGER
« People or not people » par Lauren WEISBERGER © 2006 Fleuve Noir

Beth a vingt-six ans, travaille quatre-vingts heures par jour pour un patron odieux, et vit seule avec son chien hypoallergénique, depuis que son petit ami Cameron l'a plaquée pour un mannequin.

Mais le jour où Pen, sa meilleure amie, lui annonce ses fiançailles, elle décide de passer un bon coup de Karcher dans sa vie et de commencer par... démissionner.

Et, finalement, les journées, vautrée sur son canapé à dévorer des tablettes de chocolat et des romans à l'eau de rose, lui conviennent bien mieux. Jusqu'au jour où Will, son oncle gay, bien décidé à la mettre au travail, lui trouve une place dans une boîte de R.P. Terminées, les soirées pantoufles ou dîners tranquilles, entre copines ! Place aux sorties branchées avec les VIP, aux nuits arrosées assorties de réveils difficiles. Surtout quand on apprend ce qu'on a fait la veille, comme Beth, dans les gros titres d'un journal people...

MON AVIS : hilarant, décrivant à merveille l'univers pourrisime des relations publiques, bref à ne pas louper en dépit d'une traduction manifestement mauvaise !

# Posté le mercredi 04 octobre 2006 10:17

Citation de Victor HUGO

Citation de Victor HUGO
"L'utopie d'hier est la réalité d'aujourd'hui"

Victor HUGO

Encore un grand merci à Marie-Claire pour ses superbes images, pour en voir plus, cliquez ici

# Posté le samedi 26 août 2006 09:26

"Angelo" par Jean GIONO

"Angelo" par Jean GIONO
« Angelo » par Jean GIONO, © Gallimard, 1958

Angelo, le héros du Hussard sur le toit, part de Turin après avoir fort joliment tué d'un coup de sabre M. le baron Schwartz, espion autrichien. Il passe la frontière en grand uniforme de colonel des hussards de Sardaigne, sur un cheval admirable. Les conspirations, les dangers, les amours ne vont point manquer à Angelo qui se trouvera aux prises avec le subtil vicaire général d'Aix-en-Provence, le marquis de Théus, avec la charmante Anne Clèves qui l'aimera sans espoir, avec Pauline enfin, cette femme si belle qu'il sauvera un jour.

Mon avis : il n'est jamais trop tard pour bien faire, c'est mon premier Giono et bien sûr, à présent j'ai fort envie de continuer de suivre son « Cycle du hussard ».
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# Posté le samedi 26 août 2006 06:50